C’est à Perpignan qu’il naquit, en 1964, grandit, vécut, et qu’il travaille aujourd’hui. En 2008, ce chaudronnier se fit sculpteur, par l’invention surprenante d’un procédé qui deviendra sa marque de fabrique : la tôle soufflée. La figure de son père, tourneur ajusteur, fut certainement déterminante dans le développement artistique du jeune garçon. Henri Iglésis passa son enfance dans l’atelier de cet artisan qu’il aimait et admirait avec ferveur. “Ne touche à rien, regarde et tu apprendras” lui disait-il tout bas. Dès lors, il est plus aisé de comprendre la passion d’Henri pour le travail manuel et les métaux, qu’il côtoiera toute sa vie et dont il tirera son art. Henri Iglésis termine sa scolarité en 1981, au sortir d’un double diplôme “chaudronnier, métaux en feuilles” et “soudeur”, et travaille en atelier de fabrication sans plus attendre. Il continue à fréquenter assidument l’atelier de son père, dans lequel il confectionne plusieurs objets en tôle travaillée au marteau. C’est en 2008, au cours de l’élaboration d’une statue à l’effigie de son fis, que lui vint l’idée d’injecter de l’air dans une pièce de tôle.

Mentionné dans Artfabetic, Dictionnaire biographique des artistes plasticiens de France (Volume 1)

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